From the monthly archives: novembre 2008

Une campagne de publicité relayée en France par le secrétariat d’Etat à la Famille et qui veut mettre en garde les parents contre le danger que peut représenter internet pour leurs enfants. La fin de la publicité, où un homme équipé de ses lunettes triple foyer est à la recherche de la « charmante petite Anna », est choquante mais c’est bien le rôle de cette publicité.

Pour plus d’informations : famille.gouv.fr

Car, à compter de sa réélection, il ne se mêla presque plus de politique intérieure. Resté à la présidence pour ne pas la rendre aux gaullistes, il gouverna sans enthousiasme, sans passion, sans désir, avec scepticisme. L’esprit de rébellion qui l’animait jusque-là avait disparu. Gouverner se réduisit pour lui à émettre des déclarations fortes dont il ne vérifia jamais qu’elles fussent suivies d’effets.

Jacques Attali – c’était François Mitterrand – p.192

peut-on lire dans la presse en ce moment (lepoint.fr). Et avec lui les services hérités de multimania.fr et caramail.com, deux jeunes pousses françaises valorisées un temps à des sommes folles (222 millions d’euros pour le premier, 90 pour le second (lesechos.fr)).

Jacques Attali, en citant F. Mitterrand :

« En 1940, de Gaulle a accaparé une Résistance dont il n’était qu’une facette, détruisant autant qu’il pouvait la Résistance de l’intérieur. Il a tout fait pour éliminer les grands résistants de l’intérieur, en les couvrant d’honneurs à Londres, ou peut-être même, dans certains cas, en les laissant se faire éliminer physiquement. Il combattait plus la Résistance de l’intérieur que les Allemands (…) »

Jacques Attali : C’était François Mitterrand, p.114

Jacques Attali : c'était Mitterrand (2005)

Jacques Attali : c'était François Mitterrand (2005)

Jacques Attali, qui a été le « sherpa » de François Mitterrand pendant près de vingt ans, livre ici une vision de l’ancien président beaucoup plus personnelle que dans ses trois tomes de Verbatim.

Appréciation :

Une femme d’un certain âge, hier, m’accoste dans la rue :

- Monsieur, auriez-vous deux euros ?
- Euh, non.
- Tss, radin, répond-elle en s’éloignant.

C’est bien mal connaître Devedjian que de prendre cette phrase pour argent comptant :

Nous sommes comme les centurions de l’Evangile, nous irons où Nicolas Sarkozy nous dira d’aller

Patrick Devedjian, dans Libération, le 8 septembre 2008

Lorsque le chargé d’affaires de l’Ambassade de France à Athènes apprend qu’il devra accueillir un Académicien :

- un Académicien, il ne nous manquait que cela ! Cela veut dire un déjeuner – huit jours de mes frais de représentation
- Vous exagérez, fit Georges : un académicien a-t-il si grand appétit ?
- Je suis obligé d’inviter avec lui une dizaine de personnes. Les voyageurs de cette espèce ne se manquent pas à la croque au sel. Il leur faut un auditoire, il leur faut une cour. L’infatuation des diplomates n’est rien, au prix de celle des hommes de lettres. Nous sommes fiers de notre caste, tandis que chacun d’eux est fier de lui.

Roger Peyrefitte – les Ambassades