Jacques Soustelle : (…) ce qu’il [NDLR : le général de Gaulle] voulait à l’époque, c’était (…) une grande politique internationale (…) et non une armée qui perde son temps dans les djebels à courir après des loqueteux armés de couteaux.
Jean Lacouture et Roland Mehl : de Gaulle ou l’éternel défi

Pantoufle
On va passer la définition commune pour rejoindre le langage argotique des polytechniciens :
Désigne, dans l’argot de l’École polytechnique, le montant à rembourser en cas de non-respect de l’engagement décennal. (définition wikipedia)
Paris, le 25 août 1944 :
- Mon général, proclamez la République !
Et le général lui répond :
- Mais il n’y a pas à proclamer la République : elle n’a jamais cessé d’exister.
Jean Lacouture et Roland Mehl : de Gaulle ou l’éternel défi
Charles Tillon : (…) Imaginez-vous un peuple soumis comme il l’était et en particulier cette partie de la classe ouvrière qui travaillait dans les usines pour Hitler (c’était moins grave que ceux qui, comme M. Marchais, avaient emmené leurs outils en partant travailler en Allemagne dès le début de l’Occupation!) (…)
Il part travailler en Allemagne en décembre 1942, chez Messerschmitt à Augsburg. En 1970, Charles Tillon accusera Georges Marchais de s’être porté volontaire, les principales réquisitions allemandes de main d’œuvre n’ayant débuté qu’après la loi du 16 février 1943. Toutefois, l’existence d’une première loi du 4 septembre 1942, à l’origine du départ forcé de plus de 250 000 ouvriers, était à l’époque ignorée ou négligée par les historiens et par l’opinion. Son biographe Thomas Hoffnung estime qu’il n’existe aucune preuve de volontariat, et que Marchais fut plutôt muté outre-Rhin, dans le cadre de la réquisition des travailleurs de l’industrie aéronautique par l’Allemagne nazie. De plus, deux décisions de justice, faisant suite à une plainte de Georges Marchais contre ses détracteurs, établissent que Georges Marchais est bien parti en Allemagne sous la contrainte.

Les vacances enfin !
Philippe Serre : Quand il a été nommé ministre de la Guerre en 1934, Pétain était un homme fatigué. Vous connaissez le mot de De Monzie ? Alors que les communications marchaient mal sur le front, Pétain répétait : « Quel dommage qu’on ait abandonné les pigeons voyageurs ! » Bref, c’était un homme d’une autre époque, dépassé par toutes les questions qui se posaient, plus du tout informé.
Jean Lacouture et Roland Mehl : de Gaulle ou l’éternel défi p.23
Général Laffargue : Si nous avons tant tenu à garder l’Afrique du Nord, ce n’est pas après coup : c’est dès le wagon de Rethondes. Ce qui prouve que, dès l’armistice, l’idée de la revanche était bien inscrite dans le cerveau du Maréchal [Pétain]. Il avait donné la consigne formelle à la commission d’armistice de rompre les négociations si les Allemands réclamaient l’Afrique du Nord et les colonies. Et Hitler n’a pas insisté car il craignait qu’en poussant les Français à bout la flotte ne passe aux Anglais.
La défaite d’Hitler a donc commencé dans le wagon de Rethondes. Là, déjà, la volonté du Maréchal et de Weygand était de reprendre la lutte.
Jean Lacouture et Roland Mehl : de Gaulle ou l’éternel défi p.39
Jacques Soustelle : Churchill et de Gaulle avaient tous les deux des caractères impossibles. (…) Lorsqu’ils étaient d’accord, tout allait bien, mais, dès que survenait le moindre désaccord, ces deux écorchés vifs se disputaient avec violence. Alors, de Gaulle disait : « Churchill boit trop, le whisky lui a dévoré le sens moral. » Et Churchill reprochait à de Gaulle de se prendre pour Jeanne d’Arc.
Jean Lacouture et Roland Mehl : de Gaulle ou l’éternel défi p.52

Jean Lacouture et Roland Mehl : De Gaulle ou l'éternel défi (1988)
Livre qui reprend les témoignages de nombreuses personnalités parmi lesquelles François Mitterrand, Michel Debré, Jacques Soustelle, … qui ont gravité autour du général de Gaulle. De même que la série télévisée, réalisée par Jean Labib, le livre se divise en 6 thèmes : Le rebelle, Orages sur l’Atlantique, « Entre les communistes et nous », Déchirures algériennes, une Europe tricolore, le souverain de la République.

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