From the monthly archives: avril 2009

(…) Je suis intervenu avec une audace dont je m’étonne encore : « Pardonnez-moi, je ne suis pas chargé de la Santé, mais je suis le seul médecin, et en particulier le seul gastro-entérologue. Votre position m’étonne : la différence entre la gauche et la droite porte-t-elle sur le remboursement ou non des laxatifs, la gauche est-elle chargée de la constipation des citoyens ?

Bernard Kouchner – Le premier qui dit la vérité … (2002)

Les Etats-Unis, qui consacrent 15% de leur PIB à la santé, laissent sans couverture près de cinquante millions d’Américains; avec une dépense de 10%, nous couvrons à peu près tous nos besoins.

Bernard Kouchner – Le premier qui dit la vérité … (2002)

Vous insistez ! Oui, j’ai le coeur à gauche, mais ne faisons pas les fanfarons, la droite aussi peut être généreuse. Dans ma famille politique rêvée, les portes sont ouvertes et les bras tendus. C’est ainsi, n’en tirons pas de conclusion hâtive. Sauf une : la gauche reste à construire obstinément.
Nous avons, en urgence, à inventer une gauche moderne. Je ne me suis pas trompé de famille et je n’ai pas l’intention d’en changer

Bernard Kouchner – Le premier qui dit la vérité … (2002)

Un homme dans la foule :

- Bonjour connard  !

Jacques Chirac, plein de sang-froid :

- Enchanté, moi c’est Chirac.

Depuis la veille et le rapport de Caulaincourt, Napoléon savait le climat de Paris mais il ne s’en affectait pas. Les journaux l’insultaient, le traitaient d’ogre et de tyran, mais c’était dans l’ordre des choses (…) Un ancien forçat nommé Vidocq, qui menait une brigade de police, avait escaladé la colonne Vendôme pour y renverser la statut où l’Empereur figurait en toge, mais elle n’était pas tombée, elle avait seulement penché pour narguer ces voyous et menacer les passants, du coup les Russes en avaient interdit l’approche …

Patrick Rambaud – l’Absent

Napoléon se dégourdissait les jambes en montant à pied une côte quand une voiture le doubla; elle stationna sur le bas-coté quelques dizaines de mètres plus loin. Un homme en sortir, casquette de voyage sur la tête, et il se planta au milieu de la route, les mains dans le dos. L’Empereur marcha droit sur lui. C’était Augereau, duc de Castiglione, vêtu en péquin. Maréchal et aventurier, ce fils d’une fruitier de la rue Mouffetard avait été maître d’escrime à Naples, il avait vendu des montres à Constantinople, donné des leçons de danse, servi dans l’armée russe et enlevé une jeune Grecque pour s’en aller vivre à Lisbonne. Le Directoire l’avait couronné de lauriers et Napoléon couvert d’or. Voilà le véritable héros d’Arcole; qui remplaça Bonaparte tombé dans un fossé avant le pont, celui de Millesimo, Ceva, Lodi, le chef de l’armée du Rhin puis de l’armée de Catalogne; (…)

Patrick Rambaud – l’Absent

Le maréchal Augereau à Arcole

Le maréchal Augereau à Arcole

Azouz Begag Le gone du Chaâba (1986)

Azouz Begag Le gone du Chaâba (1986)

Un livre autobiographique de l’ancien ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances, Azouz Begag, sur son enfance dans les bidonvilles de Lyon (le Chaâba). Le jeune garçon dont le père est ouvrier va  très vite se révéler être un bon élève, encouragé par son professeur et exclu par ses coreligionnaires musulmans. Le récit est d’un style très simple, naïf, un brin vulgaire.

Appréciation :

Jean-Christophe Cambadélis à propos des excuses de Ségolène Royal au président du gouvernement espagnol, Zapatero suite aux propos de Nicolas Sarkozy :

si Royal «doit s’excuser à chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa vie à genoux».

Une exposition sur Jacques Tati à la Cinémathèque Française a vu son affiche censurée par la régie publicitaire chargée de sa promotion. Au nom de la loi Evin, on a gommé la fameuse pipe de monsieur Hulot :

La pipe de M. Jacques Tati

La pipe de M. Jacques Tati