Alors que La Nuit finira est un roman autobiographique, Henri Frenay s’est effacé dans Volontaires de la nuit pour retracer la Résistance à travers six Français quelconques : un instituteur, un officier, un étudiant-comptable, une mariée, un joueur de football et un agent de maîtrise. Loin des grandes actions d’éclat, l’auteur suit ces six personnes dans leur Résistance de tous les jours : sabotages, passeurs, édition d’un journal, … qui contribuent à enrayer la machine ennemie.
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Et j’ai envie de dire : enfin ! 30 pays francophones, 11,5 millions d’utilisateurs dont 125000 en France et ce n’est que trois ans après son lancement que l’on peut disposer du service en français. Pour se consoler, il faut savoir que le site n’est actuellement disponible qu’en 4 langues : anglais, français, espagnol et japonais.
Fini billetreduc et autres astuces pour voir du théâtre gratuitement … désormais, TV5 diffuse une pièce de théâtre tous les 15 jours après son passage sur la chaine le vendredi à 21 heures.
Sont prévus :
VENDREDI 13 NOVEMBRE : « LES COLONIAUX » (INÉDIT)
Texte de : Aziz Chouaki
Mise en scène : Jean-Louis Martinelli
Joué au Théâtre Nanterre-Amandiers à partir de janvier 2009 et filmé en février 2009
Avec : Hammou Graïa et Aziz ChouakiMarocains, Algériens, Sénégalais, Annamites, les soldats coloniaux furent nombreux à tomber pour résister à l’offensive allemande, défendre Verdun et reprendre Douaumont durant la Première Guerre mondiale. Aziz Chouaki redonne vie à ces combattants des colonies par un va-et-vient incessant entre douceur du Maghreb et abomination des tranchées. Par le biais du conte, l’écriture déconstruit bien des certitudes sur la guerre, l’héroïsme, la dignité, la liberté. Il y est question d’un figuier magique et érudit, d’un narrateur anonyme qui vole dans les airs, des Pieds Nickelés, de bidasses en goguette, d’amour, de guerre…
VENDREDI 27 NOVEMBRE 2009 : « LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD »
Auteur : Marivaux
Mise en scène : Jean Liermier
Avec : Felipe Castro, Dominique Gusber, Jean Mompart, François Nadin, Alexandra Tiedemann, Alain TrétoutM. Orgon désire marier sa fille Silvia à Dorante, le fils d’un de ses vieux amis. Silvia confie à Lisette, sa femme de chambre, les craintes qu’elle a d’épouser ce jeune homme qu’elle ne connaît pas. Orgon accepte que sa fille change de rôle avec Lisette, afin qu’elle puisse ainsi mieux observer son futur mari. Mais Dorante a eu la même idée et va se présenter chez eux déguisé en serviteur.
« L’ATELIER »
Comédie dramatique de Jean-Claude Grumberg
Mise en scène de Gildas Bourdet
« LA VRAIE FIANCÉE »
D’après les Contes de Grimm
Mise en scène d’Olivier Py
Pour en savoir plus : www.tv5monde.com/theatre
Le pire endroit au monde pour être une femme serait la République Démocratique du Congo et particulièrement la province du Nord-Kivu comme le rappelle l’association HRW.
Doit-on utiliser l’orthographe fond ou fonds ? De Gaulle, dans ses mémoires, écrivait :
Depuis cinq ans, deux mois et dix-sept jours, nous remontons du fond de l’abîme. En dépit de tous nos malheurs, d’immenses difficultés et de cruelles restrictions, nous avons trouvé le moyen d’accéder à la libération, puis à la victoire.
En revanche, on parle du Fonds monétaire international.
Le site de l’association actions pour promouvoir le français des affaires nous explique :
Les mots « fond » et « fonds » ont en fait à peu près la même étymologie. Le mot italien « fondo », qui a la même origine, peut d’ailleurs s’employer pour traduire ces deux mots. (…)
Le français moderne a spécialisé ces deux graphies.
Le mot « fond » désigne, au sens propre, la partie d’un objet la plus éloignée de l’ouverture ou de la surface et, au sens figuré, ce qu’il y a d’essentiel dans une chose (par opposition à la forme).
Le mot « fonds » est utilisé lorsqu’il y a une idée de possession (terre, capital, ressources).
Je reprends ici l’article de Jean-Pierre Busnel originellement publié sur le site ALF :
Après les supermarchés Carrefour Market, voici les Carrefour city. Non loin de mon domicile, à Rennes, il y avait un magasin dit Marché Plus (une enseigne française de supérettes de proximité appartenant au groupe Carrefour). Ledit magasin vient d’être débaptisé au profit de Carrefour city. C’est très certainement le sort qui attend les autres supérettes du même nom (environ 400 en France). Désigner un commerce quelconque, en France, par deux mots français, voilà qui est devenu intolérable pour un groupe multinational. Peu importe que la société commerciale en question (la filiale) soit de droit français et ait, en l’occurrence, son siège à Évry. Les mots français doivent disparaître.
Ce raz-de-marée de l’anglicisation, imposée par les milieux d’affaires et qui ne répond à aucune demande des consommateurs, n’est possible que parce qu’il ne rencontre pratiquement pas d’opposition dans le grand public. Pourtant, de l’actuel « débat sur l’identité nationale« , il ressort clairement qu’une très large majorité de citoyens français se dit très attachée à sa langue natale. Ainsi, parmi d’autres sondages, selon celui que CSA a publié récemment dans le quotidien Aujourd’hui en France sur ce thème, 80 % des sondés placent en tête la langue française parmi « les éléments importants qui constituent l’identité de la France « , dans la catégorie « très important« , devant la République (64%), le drapeau tricolore (63%), la laïcité (61%), les services publics (60%) et la Marseillaise (50%). Notons que ce sondage a oublié de mentionner la constitution. Rappelons, pour mémoire, que la République française comporte désormais quatre attributs constitutionnels : une langue avec le français, un emblème avec le drapeau tricolore, un hymne national avec La Marseillaise, et une devise avec « Liberté, Égalité, Fraternité » (on ajoutera, cela est moins connu, que l’art. 2 de la Constitution mentionne également un « principe » : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple »).
Les Français en général éprouvent toujours un fort sentiment d’affection pour la langue héritée de leurs ancêtres (le premier dictionnaire de l’Académie française, avant la Révolution, donc, définissait excellemment la nation comme étant l’ensemble « des habitants d’un même État qui vivent sous les mêmes lois et usent d’un même langage« ), mais le problème est qu’ils n’ont, sauf exception, absolument pas conscience des grands périls qui la menacent. Il est vrai que leurs dirigeants politiques ne font strictement rien pour les sortir de leur torpeur, de leur apathie. Au contraire, ils donnent l’impression de se résigner à son abandon progressif au profit de l’anglais – sinon même de le souhaiter – et semblent se soucier bien d’avantage de « l’apprentissage des langues étrangères » (c’est-à-dire en fait de l’anglais) par les élèves et les étudiants que de celui du français.
Cet attachement de la très grande majorité des Français à leur langue ne saurait surprendre. Ce sont les élites (surtout économiques et politiques, les secondes, mondialisation néolibérale oblige, étant à la remorque des premières), qui jouent résolument contre elle. Ce faisant, elles sont en divergence totale avec cette majorité, sur ce terrain comme sur bien d’autres. Mais cela ne saurait les faire douter. Sûres d’elles-mêmes, prétendant incarner la sacro-sainte « modernité« , convaincues de leur supériorité sur le commun des mortels, il leur revient de lui montrer les voies de la « réforme« , du « progrès » et de l’avenir. Si la société est animée d’une sorte de mouvement brownien, comme en chambardement et en chantier permanent, où tout est sans cesse remis en cause, c’est notamment parce qu’un même serment de « rupture » avec tout ce qui est « vieux« , avec tout ce qui n’est pas « nouveau« , avec tout ce qui vient du passé les unit. « Le pire est désormais d’apparaître en héritier » (Francis Brochet, dans La Grande Rupture, aux éditions du Toucan).
Dans un « mémoire présenté au Roi » (remarquablement écrit) relatif aux « administrations provinciales« , Turgot (1727-1781), contrôleur général des finances de 1774 à 1776, évoquant l’inquiétante montée des récriminations contre l’impôt alors que la situation des finances publiques était désastreuse, écrivit à Louis XVI ces mots qui sont passés à la postérité : « on dirait que Votre Majesté est en guerre avec son peuple« . Aujourd’hui, on a, décidément, parfois le sentiment que les élites dirigeantes, ou du moins bon nombre d’entre elles, sont parties en guerre contre la langue du peuple.
Premières notes sur un livre conseillé pour la préparation au concours (économie) :
Il n’est donc pas étonnant, qu’un à un, les « ouvriers de la première heure » aient presque tous disparu de la scène : blessés, tués, emprisonnés ou déportés. Dès le début 1942, l’état-major de « Combat » en zone nord était décapité par la Gestapo. (…)
D’autres hommes alors ont pris la relève. Parmi ces nouveaux venus, il y avait certes de nombreux hommes valables, mais aussi, et c’était inévitable, les ambitieux, les arrivistes, les politiciens qui, à l’approche de la Libération, découvraient en eux la fibre patriotique. (…)
Enfin, lorsque pour l’occupant a sonné l’hallali, les volontaires ont afflué par milliers, même après la Libération; c’étaient eux qui, à Lyon, faisaient dire à Dédé : « Mais d’où ils sortent tous ceux-là ? Hier on était moins nombreux ! »
Henri Frenay – Volontaires de la nuit
Alors que la NASA découvre de l’eau sur la lune, je constate qu’une société qui a dégagé un bénéfice de 1,64 milliard de dollars est incapable de se payer les services d’un traducteur : sa page d’accueil, qui arbore un logo pour l’occasion, nous invite à lire les articles « Water on the moon » :
Google se voit donc aujourd’hui gratifié du Vandamme d’or !
Sans la Résistance intérieure, et malgré le courage des hommes de la France libre, en dépit de la lucidité et des efforts du général de Gaulle, l’image que dans son histoire notre pays a donnée au monde aurait été à jamais ternie. En effet, si à la capitulation de 1940, donc à l’abandon de nos alliés, s’était ajoutée la lâche acceptation de l’occupation hitlérienne, la France n’aurait plus été la France. Au lieu de figurer, modestement sans doute, mais de figurer tout de même dans le camp des vainqueurs, occupée et administrée par les Américains de l’AMGOT, elle aurait été un pays vassalisé. Voilà ce que la Résistance a évité.
Henri Frenay – Volontaires de la nuit

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