From the monthly archives: avril 2010

La coquille dans le titre est voulue … en revanche, je ne suis pas sûr qu’il en soit de même sur le site nouvelobs. Tout de même, les journalistes ne sont-ils pas capables d’installer un correcteur orthographique sur leur ordinateur ?

Des mesures d'asutérités pour la Grèce ?

Des mesures d'asutérité pour la Grèce ?

La presse s’est fait l’écho ces jours-ci de courriers électroniques qui accablaient la banque d’affaires Goldman Sachs. Je me suis amusé à faire un comparatif de la terminologie utilisée par les journaux en ligne pour désigner un courrier électronique : email, mail, courrier électronique, courriel.

  • La Tribune.fr : Ces emails qui embarrassent Goldman Sachs
  • nouvelobs.com : Le Sénat US publie des courriels mettant en cause Goldman Sachs
  • TSR.ch : Le Sénat américain publie des courriels embarrassants pour la …
  • nouvelobs.com : Goldman Sachs accablée par ses emails
  • AFP : USA: le Sénat publie des courriels embarrassants pour Goldman Sachs
  • leJDD.fr : Goldman Sachs: Accablants e-mails
  • Slate.fr : Les mails qui accusent Goldman Sachs
  • RFI : Des courriels compromettant pour Goldman Sachs
  • La Presse Canadienne : Des courriels suggèrent que Goldman Sachs s’est enrichie sur l …

Nous ne sommes pas loin d’avoir la parité !

  • 800Mo de paquets téléchargés, une heure d’installation. Tout a été conservé et mis à jour à l’exception de mon fond d’écran
  • pas plus rapide que d’habitude au démarrage
  • les boutons de fermeture de fenêtre ont changé de côté (ils sont passés à gauche). Pour les replacer à droite :
    gconftool-2 –set /apps/metacity/general/button_layout –type string « menu:minimize,maximize,close »
  • Firefox me semble extrêmement rapide ! Au démarrage et en surfant

Deux éléments vont déterminer l’attitude de la France. Tout d’abord la position de Bismarck, dont nous avons vu qu’il avait au congrès de Berlin donné carte blanche à la France dans le domaine de l’expansion coloniale. En janvier 1879 il l’encourage directement à agir en Tunisie; il déclare à notre représentant, Saint-Vallier : « Je crois que la poire tunisienne est mûre et qu’il est temps pour vous de la cueillir. Ce fruit africain pourrait bien se gâter ou être volé par un autre, si vous le laissiez trop longtemps sur l’arbre ». Il est vrai qu’en même temps le chancelier, qui voyait là le moyen le plus sûr de provoquer une brouille durable entre la France et l’Italie, proposait au comte Corti, représentant de l’Italie au congrès de Berlin, ce qu’il avait déjà offert à la France.

Pierre Milza – Les relations internationales de 1871 à 1914

L’opposition la plus vive vient des partis extrémistes de gauche et de droite. Les milieux nationalistes et « revanchards » reprochent à la colonisation de détourner la France de son but véritable : la récupération des provinces perdues de 1871. « J’ai perdu deux enfants et vous m’offrez vingt domestiques », s’écrie Déroulède, l’animateur de la ligue des Patriotes.

Pierre Milza – Les relations internationales de 1871 à 1914

Mais nulle part comme en Angleterre, l’argument de prestige n’a revêtu l’aspect d’une fervente profession de foi nationaliste. L’expansion coloniale devient le moyen d’expression du génie de la race, une « lutte pour la vie » où doit triompher le peuple le plus fort et le plus entreprenant. Le poète Kipling devient ainsi le « chantre de l’Empire », enseignant aux Anglais « la vraie chanson de leur terre, laquelle est environ la moitié du monde … La plus grande de toutes les chansons, la Saga des Anglo-Saxons autour du monde ». Les hommes politiques ne manifestent guère moins de lyrisme quand il exaltent l’Empire et la race britannique, tel Joseph Chamberlain invoquant la mission du peuple élu : « Je crois en cette race, la plus grande des races gouvernantes que le monde ait jamais connues; je crois en cette race anglo-saxonne, fière, tenace, confiante en elle-même, que nul climat, nul changement ne saurait abâtardir; et je crois en l’avenir de cette empire vaste comme le monde dont un Anglais ne saurait parler sans un frisson d’enthousiasme. »

Pierre Milza – Les relations internationales de 1871 à 1914

L’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a affirmé que le rapport Moscovici qui sera le socle du projet socialiste pour 2012 était « trop traditionnel », « trop techno » et « pas assez visionnaire ».

Src : afp

Dans quelles dispositions d’esprit Bismarck accueille-t-il les premières avances de la diplomatie italienne ? Le chancelier n’a que peu de sympathie pour l’Italie dont il méprise la faiblesse militaire et la duplicité. « Les Italiens – déclare-t-il en 1880 – ressemblent à ces corbeaux qui se nourrissent de charogne et attendent autour des champs de bataille qu’on leur laisse quelque chose à manger. » De quel poids serait dans un conflit ce « petit roquet qui aboie aux jambes » ? Nul, pense Bismarck, ce qui n’est pas tout à fait l’avis de son souverain.

Pierre Milza – Les relations internationales de 1871 à 1914

On pouvait se demander si le caractère rude et altier du chancelier de l’Empire s’accommoderait avec la mission délicate et nuancée qu’il avait à remplir … Son masque même, abrupt et tourmenté, son type orageux si bien d’accord avec sa vie, la rectitude militaire de sa tête impérieuse et de son buste athlétique, sa voix pesante et brusque semblaient convenir assez peu aux fonctions présidentielles. Mais on vit bientôt – ce dont ceux qui le connaissaient ne doutaient pas – à quel point il savait adapter aux circonstances son tempérament absolu, et l’expression même de son visage … J’oserais presque dire qu’il n’a jamais été plus complètement lui-même que dans ce fauteuil où il fallait à la fois comprimer avec une ténacité sévère les prétentions impatientes et les discussions agitées, inspirer la confiance par une affabilité prévenante, enfin maintenir ses plans personnels en paraissant seulement interpréter la volonté collective. On sentait, à le voir si ferme et si alerte, le plein développement de ses qualités diverses : l’énergie indomptable et l’adresse savante; il les combinait supérieurement dans ce poste pacifique dont la majesté couronnait sa belliqueuse existence; et sa satisfaction intérieure était visible dans son attitude calme et souriante.

Comte de Mouy – Mémoires

Je reprends une information amusante que j’ai pu lire sur le blogue d’Olivier Delcroix : l’éditeur Dargaud a publié une bande dessinée : « Quai d’Orsay » dont le premier tome est d’ores et déjà disponible à la fnac.

Les quelques planches qu’il a mises en ligne nous permettent de voir un Dominique de Villepin (ministre entre 2002 et 2004) agité :