From the monthly archives: août 2010

PROMOTION DE LA LANGUE FRANCAISE
DANS LE MONDE
REPONSE
DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
ET EUROPEENNES,
BERNARD KOUCHNER,
A UNE QUESTION ECRITE
DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
(Paris, 17 août 2010)

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), instance intergouvernementale qui réunit les pays ayant le français en partage, est une organisation à vocation essentiellement politique ; elle s’est dotée, en 2005, d’un cadre stratégique décennal qui lui confère quatre « missions », à savoir : diversité linguistique et culturelle (mission A) ; paix, démocratie, droits de l’homme (mission B) ; éducation (mission C) ; développement solidaire (mission D).

Les missions A et C contribuent directement à la diffusion de la langue française et au renforcement de son usage dans le monde. La mission A représente 38 % de la programmation de l’OIF, la mission C environ 17 %. Combinées, elles représentent plus de la moitié (55 %) de l’action de l’OIF dans la promotion de la langue française. En outre, les autres programmes, bien que touchant à toutes sortes de domaines, impliquent à chaque fois l’usage du français et donc son renforcement. D’une certaine manière, toute la programmation de l’OIF concourt à la diffusion et au développement de la langue française.

Au-delà de l’action de l’OIF, notre politique en faveur de la langue française dans le monde est organisée autour des priorités sectorielles et géographiques suivantes : promouvoir le plurilinguisme en Europe et dans le monde (et, en particulier, l’enseignement bilingue) ; conforter le statut du français comme langue internationale ; valoriser le français comme outil de développement dans les pays francophones du Sud ; soutenir l’enseignement du français dans les systèmes éducatifs étrangers ; participer à la formation des élites universitaires et professionnelles étrangères. Sur le plan opérationnel, ces priorités sont déclinées en autant de programmes et d’activités mis en œuvre par notre réseau culturel et de coopération (services culturels des ambassades, centres culturels, instituts français et alliances françaises) ainsi que par nos partenaires français et francophones (TV5Monde, OIF…) autour des trois grandes missions suivantes : promotion et communication de et sur la langue française, expertise et formation pédagogiques des enseignants, encadrement de l’activité d’enseignement du français dans le réseau culturel français.

Concrètement, notre politique de promotion du français peut être illustrée par les actions et moyens suivants.

Le plan de valorisation du français en Asie du Sud-Est (VALOFRASE/2,2 millions d’euros sur trois ans) permet de renforcer les capacités des institutions du Cambodge, du Laos et du Vietnam, de développer des politiques linguistiques capables d’assurer la promotion du français et de former des francophones qualifiés, aptes à s’insérer sur le marché de l’emploi.

Le plan triennal de formation de 10.000 professeurs (2,7 millions d’euros pour 2007-2010) a pour objectif le renouvellement du corps enseignant et des pratiques pédagogiques, la modernisation de l’image et l’attractivité de notre langue. Il a permis de former, en cofinancement avec des structures locales, 25.000 enseignants, principalement au Liban (enseignement du français précoce, 23.000 professeurs), Mexique et Venezuela, ainsi qu’en Ouganda, Tanzanie, Haïti, Chine, Indonésie et Egypte.

Le dispositif de formation continue à distance PRO-FLE (en coopération avec le ministère de l’Education nationale) complète les projets de formation des enseignants en fonction dans les pays, en nombre croissant. Des projets régionaux permettent de mutualiser les moyens mis à disposition par le fonds « 10.000 profs » et favoriser ainsi des synergies entre les postes ayant des problématiques similaires de formation des professeurs de français.

Au Maghreb : la sous-direction du Français de la direction générale de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats du ministère des Affaires étrangères et européennes accorde une priorité à l’amélioration de l’enseignement du français grâce à la mise en œuvre de pôles pédagogiques de référence qui permettent une meilleure formation des professeurs. Quatre objectifs ont été identifiés : la formation initiale des enseignants en soutenant la rénovation des curricula, la formation continue des cadres éducatifs et des formateurs afin d’assurer la démultiplication des actions, la création de centres de ressources pédagogiques et l’amélioration de l’environnement culturel francophone. Ces interventions au titre du fonds de solidarité prioritaire s’élèvent à 2 millions d’euros sur vingt-quatre mois en Algérie, 3,3 millions d’euros sur quarante mois en Tunisie et 2,3 millions d’euros sur trente-six mois au Maroc. En Algérie, l’implication des autorités se manifeste par la prolongation du projet FSP « écoles doctorales » (6,5 millions d’euros). Ce projet contribue à remédier à l’insuffisance du corps professoral de français en Algérie et à accroître le nombre d’étudiants, dans les filières supérieures d’enseignement du français. Près de 2.700 étudiants de magistère et doctorat sont engagés dans cette formation. En mars 2010, 1.100 magistères ont été formés et 60 % d’entre eux recrutés comme maîtres-assistants dans les départements de français des universités algériennes. A la même date, 1.000 doctorants ont soutenu une thèse.

Le ministère des Affaires étrangères et européennes appuie, par des initiatives concrètes, le développement des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) dans les dispositifs d’apprentissage de la langue française et de formation des professeurs de français. Il initie, coproduit et diffuse des produits multimédias autour de la chanson, des textes et de l’image. Il soutient des projets de partage et de mise en ligne de ressources dont, notamment, l’utilisation du tableau blanc numérique interactif en Afrique francophone, sous l’autorité de M. Alain Madelin (projet de 30 millions d’euros), mieux adapté que les ordinateurs individuels aux effectifs de classes nombreux, est une action de grande ampleur./.

Src : site du MAEE

La page facebook d'Adolf Hitler

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via le blogue d’Aurore Michaux


  • 26 juillet 1847 : LIBERIA
  • 28 février 1922 : EGYPTE
  • 24 décembre 1951 : LIBYE
  • 1 janvier 1956 : SOUDAN
  • 2 mars 1956 : MAROC
  • 20 mars 1956 : TUNISIE
  • 6 mars 1957 : GHANA
  • 2 octobre 1958 : GUINEE
  • 1 janvier 1960 : CAMEROUN
  • 27 avril 1960 :TOGO
  • 26 juin 1960 : MADAGASCAR
  • 30 juin 1960 : RD CONGO
  • 1 juillet 1960 : SOMALIE
  • 1 août 1960 : BENIN
  • 3 août 1960 : NIGER
  • 5 août 1960 : BURKINA FASO
  • 7 août 1960 : COTE D’IVOIRE
  • 11 août 1960 : TCHAD
  • 13 août 1960 : CENTRAFRIQUE
  • 15 août 1960 : CONGO
  • 17 août 1960 : GABON
  • 20 août 1960 : SENEGAL
  • 22 septembre 1960 : MALI
  • 1 octobre 1960 : NIGERIA
  • 28 novembre 1960 : MAURITANIE
  • 27 avril 1961 : SIERRA LEONE
  • 31 mai 1961 : AFRIQUE DU SUD
  • 1 juillet 1962 : RWANDA
  • 1 juillet 1962 :BURUNDI
  • 3 juillet 1962 : ALGERIE
  • 9 octobre 1962 : OUGANDA
  • 12 décembre 1963 : KENYA
  • 24 avril 1964 : TANZANIE  (Tanganyika 9 déc. 1961 – Zanzibar 10 déc. 1963)
  • 6 juillet 1964 : MALAWI
  • 24 octobre 1964 : ZAMBIE
  • 18 février 1965 : GAMBIE
  • 30 septembre 1966 : BOTSWANA
  • 4 octobre 1966 : LESOTHO
  • 12 mars 1968 : MAURICE
  • 6 septembre 1968 : SWAZILAND
  • 12 octobre 1968 : GUINEE EQUATORIALE
  • 20 septembre 1974 : GUINEE-BISSAU
  • 25 juin 1975 : MOZAMBIQUE
  • 5 juillet 1975 : CAP-VERT
  • 6 juillet 1975 : COMORES
  • 12 juillet 1975 : SAO TOME ET PRINCIPE
  • 11 novembre 1975 : ANGOLA
  • 29 juin 1976 : SEYCHELLES
  • 27 juin 1977 : DJIBOUTI
  • 18 avril 1980 : ZIMBABWE
  • 21 mars 1990 : NAMIBIE
  • 24 mai 1993 : ERYTHREE

Src : http://www.rfi.fr/afrique/20091231-chronologie-independances-africaines

Enfin, vous pouvez vous syndiquer, ou créer une section syndicale. D’après l’AFL-CIO, sur toute la durée de son existence, une femme syndiquée de trente ans gagnant 30000 dollars par an gagne en moyenne 650133 dollars de moins qu’un homme à un poste équivalent. Mais si en outre elle n’est pas syndiquée, c’est 870327 dollars qu’elle perd. Par conséquent, si vous arrivez à convaincre vos collègues hommes de se syndiquer, vous améliorez ainsi non seulement vos propres conditions de vie, mais aussi celles de vos collègues femmes.

Michael Moore – Mike contre-attaque !

L'invasion Samsung

L'invasion du constructeur sud-coréen Samsung

Pierre Siramy - 25 ans dans les services secrets

Pierre Siramy - 25 ans dans les services secrets

Le livre paraît alléchant, les thèmes affichés sur la couverture : « Hernu, Rondot, Tibéhérine, … » également et … il n’en est rien. Les révélations n’en sont pas; Pierre Simary, de son vrai nom Maurice Dufresse, étale des faits connus que l’on retrouverait sur wikipédia en citant régulièrement les grands quotidiens comme sources d’information. J’espère que la DGSE n’en est pas réduite à cela !

Appréciation :

MAJ : le 12 juin, l’auteur a été mis en examen pour « compromission du secret de la défense nationale » et « violation du secret professionnel ».

Et pourtant, plus de quatre-vingts ans après l’introduction du suffrage féminin, et malgré l’influence du féminisme, voilà où nous en sommes :
- les femmes n’occupent que 13% des sièges du Congrès
- sur les 500 premières entreprises des États-Unis, 496 sont dirigés par des hommes

Michael Moore – Mike contre-attaque !

Les fameuses chaussettes rouges cardinal de Fillon

Les fameuses chaussettes rouges cardinal de Fillon

Décidément en retard dans mes lectures, je découvre la tribune de Claude Hagège qui, dans un article du point du 5 août, répond à Frédéric Martel, se pose en pourfendeur du tout-anglais :

Pourquoi diable la France devrait-elle, dès lors, exalter l’anglais, au lieu de développer sa politique de soutien du français, maintenant imitée ailleurs ? Où l’auteur voit-il, aujourd’hui, le culte de la distinction et d’une langue châtiée, argument ringard fondé sur des faits d’il y a plus de deux cents ans ? Ne fréquente-t-il que quelques puristes réactionnaires ? N’entend-il pas le verlan des lycéens, ignore-t-il la diffusion de la langue des cités dans bien des milieux sociaux et, surtout, ce qui est essentiel : sa transmission par les anciens adolescents devenus parents ? Leurs innovations lexicales dans leurs blogs ou leurs SMS les mettent à l’avant-garde de la créativité qui façonne la langue. Et les romans émaillés de tournures du wolof, du kikongo ou d’un des dialectes de l’arabe ? Et les auteurs qui ne viennent pas des fécondes tropiques, mais dont la prose est nourrie des parlers quotidiens ? Du sort des langues régionales, d’autre part, il a une vue tout aussi ringarde : même si bien des progrès restent à faire, elles sont aujourd’hui au moins reconnues, depuis leur introduction dans l’enseignement par une loi de 1951. La France n’a pas  » peur «  de la mondialisation ; au contraire, elle en cultive le mythe et n’en décèle pas encore les motivations de pur profit pour les plus puissants et d’appauvrissement croissant des plus pauvres. Quant à l’anglais, canal de l’argent roi, une brève visite montrerait à l’auteur qu’il est omniprésent dans les universités, tout comme dans la quasi-totalité des domaines de la vie quotidienne. Et si le français n’est pas mort au Québec (îlot de 6,5 millions de francophones immergés parmi 265 millions d’anglophones – Etats-Unis et Canada), c’est parce que la fameuse loi 101 l’y a déclaré langue officielle unique.

La francophonie serait  » arrogante «  ou  » paternaliste et néocolonialiste « ? Vertueuse et comique rengaine ! Les amis de l’auteur devraient lui offrir un rapport sur l’action des chefs d’Etat qui, à peine leur pays indépendant, décidèrent en dehors de la France, au début des années 60, de promouvoir ce qu’ils trouvaient le moins mauvais : le français. C’est ce que font aujourd’hui 70 pays et régions, sur les cinq continents.

Le cinéma, enfin : depuis janvier, en France, 37 % de films français et 60 % de films américains dans les salles. Ce bon tiers ne résulte pas d’un gentleman’s agreement, mais de négociations acharnées entre ceux qui prônent l’ouverture totale des marchés et ceux, de plus en plus nombreux dans le monde, qui, avec les cinéastes français, maintiennent que les films ne sont pas des marchandises comme les autres. On a le droit de souhaiter qu’il n’y ait plus de films français en France. On peut vouloir aussi, tout en appréciant les quelques bons films américains, défendre la diversité.

Un grand libraire de Beyrouth me disait :  » Si les Français négligent le français, nous, et bien d’autres dans le monde, serons toujours là pour le défendre. «  J’ai entendu, d’autre part, des Américains influents mentionner avec un mépris amusé les Frenchies qui s’agitent pour prôner l’anglais : alliés zélés mais inutiles. Ne serait-il pas temps pour ceux-là de passer aux combats utiles ?

* Claude Hagège est professeur honoraire au Collège de France. Il a publié notamment un  » Dictionnaire amoureux des langues  » (Plon, 2009).