Dans tous les cas, les négriers arabes et européens ne s’appropriaient pas eux-mêmes leur marchandise humaine. Les razzias étaient le fait des tribus ou États les plus puissants, qui vendaient  les captifs eux-mêmes aux Européens ou encore les cédaient à des marchands africains qui les revendaient moyennant un profit appréciable. Trois siècles durant, de 1570 environ jusqu’à l’abolition totale de l’esclavage dans les années 1880, l’Afrique noire ne sera, pour l’économie mondiale en gestation, qu’une immense réserve de main d’oeuvre.

Jacques Adda – La mondialisation de l’économie

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