14 juillet 1942. Une nouvelle merveilleuse parcourt les rues de Paris. Les chroniques parlées de radio et de télévision nationales nous ont informées : le dernier Juif vient de mourir. Ainsi, c’en est donc fini avec cette race abjecte dont le dernier représentant vivait, depuis sa naissance, à l’ancien zoo du bois de Vincennes, dans une tanière spécialement réservée à son usage, et où nos enfants pouvaient le voir s’ébattre en un semblant de liberté, non pour le plaisir des yeux, mais pour leur édification morale. Il est mort. Dans le fond, c’est mieux ainsi. J’avais personnellement toujours peur qu’il ne s’évade, et Dieu sait tout le mal que peut faire un Juif en liberté ! Il restait seul, soit, depuis la mort de sa compagne, laquelle par bonheur était stérile, mais, avec cette engeance, on ne sait jamais. Il faudra que j’aille au zoo pour m’assurer de la véracité de la nouvelle.

Au Pilori, 23 juillet 1942

NB : est-ce que je fais bien de recopier ces horreurs qui ont pu être écrites ?

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