Tout en luttant contre les crises d’angoisse et de découragement, le Réformateur – pendant cette retraite forcée – entreprend sa plus grande oeuvre écrite (pour ne pas dire littéraire), la traduction en allemand des Saintes Écritures. Pour que le peuple puisse accéder au salut en se soumettant à la grâce de Dieu, il faut qu’il connaisse la parole que Dieu a adressée à tous les hommes et qui doit être l’unique source de la foi. Travaillant nuit et jour, véritablement possédé par l’inspiration, Luther achève la traduction du Nouveau Testament en dix semaines, s’en tenant pour l’essentiel au texte de la Vulgate, tout en consultant d’autres versions.

Joseph Rovan – Histoire de l’Allemagne

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