C’est le message publié aujourd’hui par Xavier Niel, le patron de Free, sur Twitter à l’occasion du lancement de son offre de téléphonie mobile, Free Mobile.
Il faisait référence à Chanson d’automne, un célèbre poème de Paul Verlaine :
- Les sanglots longs
- Des violons
- De l’automne
- Blessent mon cœur
- D’une langueur
- Monotone.
- Tout suffocant
- Et blême, quand
- Sonne l’heure,
- Je me souviens
- Des jours anciens
- Et je pleure
- Et je m’en vais
- Au vent mauvais
- Qui m’emporte
- Deçà, delà,
- Pareil à la
- Feuille morte.
Ce poème a également été utilisé par Radio Londres le 5 juin 1944 avant le débarquement de Normandie.
Xavier Niel se rattrape en tout cas de son minable message sur Twitter : « the Rocket is on the launch pad »; c’est tellement plus beau en poésie.
JF Copé
L’académie de la Carpette anglaise s’est réunie le 15 décembre 2011. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif2 et littéraire.
Au deuxième tour de scrutin, par huit voix sur douze, la Carpette anglaise 2011 a été décernée à M. Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, pour promouvoir avec vigueur l’usage de la langue anglaise de la maternelle aux grandes écoles et pour faire de la télévision publique en anglais aux heures de grande écoute (sous-titré en français) un des enjeux de son parti et de la prochaine élection présidentielle (article disponible en ligne, intitulé « Les Français must speak english », 3 février 2011).
PARIS – Sidéré par l’utilisation croissante de mots anglais en France, le maire de Québec Régis Labeaume s’est permis de briser les tabous et de lancer le débat sur cette question.
« La bête, c’est comme l’alcoolisme. Une fois que tu révèles le problème, c’est le début de la solution », a-t-il fait valoir mardi à Paris.
Happy Hours, Souvenirs Shop, Gifts from Paris : plus le maire revient en France, plus il remarque une omniprésence de l’anglais. « C’est du snobisme, mais là, du snobisme qui affecte ta langue, c’est pas trop bon, a tranché M. Labeaume. La France, c’est le foyer de la langue française. Nous, on se débat comme des fous et on fait un effort pour trouver des mots. »
Comme les Français sont plus nombreux, ils ont peut-être l’impression que leur langue est plus en sécurité, a constaté M. Labeaume. « Nous, on est insécures et on connaît les raisons historiques, mais on ne pourra jamais parler de francophonie en santé si on ne décide pas de réfléchir à ça et au moins de s’en parler entre nous. »
Malaise en France
Le maire avait mis la table lundi, à l’hôtel de ville de Saint-Malo. « La francophonie va très mal, on ne fait pas ce qu’on devrait faire », avait-il lancé.
Si aucun Malouin n’a osé l’appuyer à ce moment-là, « plein de gens sont venus me voir après mon discours pour me souffler à l’oreille qu’ils trouvaient que j’avais raison », a-t-il dit.
« Ce que j’ai dit à Saint-Malo, c’est qu’il va falloir se préoccuper de ça à un moment donné. Tout le monde travaille très bien, fait de gros efforts, mais c’est sidérant de voir la publicité ici qui utilise des mots anglais. C’est sidérant », s’est exclamé M. Labeaume.
Forum à Québec
Pour avoir parlé de la question avec de nombreux politiciens français depuis quatre ans, le maire Labeaume sait fort bien qu’il s’agit d’un sujet tabou. Néanmoins, il songeait depuis quatre ans à lancer le débat, retenu par ses « adjoints qui me disent qu’on a assez d’ouvrage », a-t-il indiqué.
Or, avec le premier Forum sur la langue française qui s’en vient à Québec l’an prochain, et auquel participeront plusieurs pays de la Francophonie, M. Labeaume se demande si ce n’est pas l’occasion.
Ajoutant qu’il ne veut pas « bousiller le forum », le maire entend discuter des possibilités avec Michel Audet, premier commissaire de l’événement. « Mais un jour, il va falloir qu’on en parle; ça ne peut plus être un sujet tabou. »
Un seul tabou subsiste en fait pour M. Labeaume : le recul du français à Montréal. « Je ne veux pas me mêler de ça », a-t-il laissé tomber.
Le maire de Paris s’inquiète aussi
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s’inquiète lui aussi pour la langue française en France, estimant qu’on assiste présentement à la création d’« une espèce de langue » souvent difficile à comprendre.
Lorsque Bertrand Delanoë écoute la radio ou regarde la télévision française dans son pays, il lui arrive parfois de ne pas comprendre certains mots anglais qui sont utilisés. « Maintenant, il y en a de nouveaux qui sont particulièrement liés aux nouvelles technologies et que personne ne comprend. Je me demande même si les Anglais les comprennent. Et donc, ça, c’est une espèce de langue qui est en train de se créer », a-t-il déploré.
Soucieux d’éviter de tomber dans le piège conservateur ou rétrograde, M. Delanoë n’en est pas moins préoccupé par la question, à l’instar de son homologue de Québec. « Il faut savoir que le langage, c’est quelque chose de très précieux dans la relation entre les êtres humains, mais c’est aussi un véhicule culturel, un véhicule pour des valeurs », a souligné le maire parisien, à l’issue de sa rencontre avec le maire de Québec.
Ces rôles multiples du français constituent autant de bonnes raisons de se battre « pour faire en sorte que la langue française et tout ce qu’il y a autour de la francophonie soient quelque chose de vivant, de moderne, de toujours bien présent dans la vie réelle », selon le maire de Paris.
Inventer des mots
Le premier magistrat n’a rien contre l’idée de travailler à inventer de nouveaux mots en français, d’après ceux en anglais, notamment dans le secteur des technologies. « Pourquoi pas? Si c’est pour régénérer la langue, je n’y vois pas d’inconvénient; si c’est pour l’affaiblir et l’appauvrir, je m’inquiète. »
M. Delanoë souhaite venir à Québec en juillet prochain, à l’occasion du premier Forum mondial sur la langue française, initiative du premier ministre Jean Charest.
Src : http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/11/20111116-052444.html
Lors de la commémoration du 11 novembre 1918, le général français Christian Baptiste ait préconisé l’anglais comme langue de communication entre Français et Allemands. Ce qui n’a pas plu à Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise et administrateur de Défense de la langue française
Tranquille comme Baptiste ! Vendredi 11 novembre 2011, l ‘émission « C dans l’air » d’Yves Calvi sur France 5 a eu, à l’occasion de la commémoration du 11 novembre 1918, pour thème : « Ces guerres qui ont forgé l’Europe. »
À la fin de l’émission, Yves Calvi, avec justesse, relève, au-delà des beaux discours, l’échec de la coopération franco-allemande notamment dans l’enseignement de l’allemand en France et du français en Allemagne. Sur cette intervention, le général Christian Baptiste intervient et indique : « Si vous voulez converser avec un Allemand, vous conversez en anglais et vous n’aurez pas de problèmes ».
Ce général n’est pas un intervenant ordinaire, en ce 11 Novembre, il est porte-parole adjoint du ministère de la Défense et également délégué adjoint à la Délégation à l’information et à la communication de la Défense. Ainsi, un général de l’Armée française portant la parole officielle préconise l’utilisation de l’anglais comme langue de communication en Europe.
Il est loin de temps où Péguy, mort au combat en septembre 1914, écrivait dans L’Argent « Que la Sorbonne le veuille ou non, c’est le soldat français qui lui mesure la terre. C’est le soldat français et c’est le canon de 75 et c’est la force temporelle qui ont jalonné, qui ont mesuré, qui mesurent à chaque instant la quantité de terre où l’on parle français. »
Ainsi, en 2011, quand la Grande Muette s’exprime, elle souhaite aux Français – tranquille comme Baptiste… – un avenir en anglais ; après l’armée coloniale, voilà l’armée colonisée et fière de l’être. La langue, c’est l’âme d’un peuple. « Quand un peuple n’ose plus défendre sa langue, il est mûr pour l’esclavage » écrivait jadis Rémy de Gourmont, c’est encore vrai en 2011.
Une question à nos généraux ; pourquoi et pour qui combattons-nous aujourd’hui ?
Src : Marianne.fr

Le site www.atelierdedenis.com a très justement dénoncé l'anglophilie du président Nicolas Sarkozy à propos de son "Memorial Day"
Vandamme d’or pour François Hollande (ou plus exactement pour son équipe de campagne) qui veut croire en l’avenir de la France mais pas en français.

L'anglomanie de François Hollande : H for hope (?!?)

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Le site commerçant Amazon.fr vient de mettre en vente sa liseuse, baptisée Kindle. Tout comme le site clubic.com, le site américain a évité tous les barbarismes et a opté pour un terme proposé par franceterme et l’Office québécois de la langue française.

La liseuse d'Amazon : le Kindle

Le triathlon du français : plus que quelques heures pour s'inscrire à cette compétition en journalisme.
De Gaulle et l’orthographe
Il [le général de Gaulle] était extrêmement attentif aux formules de politesse, aux règles de rédaction de la correspondance administrative, et aussi aux usages de la civilité bourgeoise. En pleine agitation de mai 1968, il a découvert une faute d’orthographe dans je ne sais quel texte anodin que je présentais à sa signature. Je me suis fait tancer : « Ce n’est pas sérieux. Relisez ou faite relire. Ce qui n’est pas relu n’est pas fait. »
Foccart parle. Entretiens avec Philippe Gaillard

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