A l’occasion d’une réception organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie vendredi soir à New York en marge du débat annuel de l’Assemblée générale de l’ONU, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a salué les valeurs de la Francophonie et proclamé son amour de la langue française.
« Comme vous le savez, je soutiens fermement le multilinguisme à l’ONU, y compris la langue française. Après tout, 1 personne sur 31 parle le français dans le monde, 200 millions en tout, 200 millions et une, si l’on veut bien me compter », a dit le Secrétaire général, lors de cette réception à laquelle assistait également le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner.
« Certes, il faut déjouer de nombreux pièges pour apprendre le français, mais quand on aime, on ne compte pas ! Et c’est probablement un des attraits de toutes les belles langues. Elles demandent de la persévérance, de la patience, le goût de l’inconnu et une grande curiosité », a-t-il ajouté.
Il s’est dit intrigué par la notion de « Francophonie ». « Mes amis me disent que le terme englobe bien plus que l’Organisation internationale de la Francophonie. Ils disent que c’est une « vision du monde », ainsi qu’un « art de vivre ». Mais quand je demande ce que veut dire « art de vivre », on me dit qu’il faut le vivre pour le savoir. A mon avis, mes amis essaient de me faire comprendre que je devrais sortir un peu plus ! » a-t-il raconté.
« Un de mes amis me dit qu’il s’agit de bons repas et de « joie de vivre ». Mais comme je travaille beaucoup, je n’ai pas vraiment l’occasion d’en faire l’expérience. Peut-être faudrait-il instituer une « Journée internationale de la joie de vivre » ? Un autre de mes amis a cité Léopold Sédar Senghor, ancien Président du Sénégal, qui disait que la Francophonie était un « rendez-vous du donner et du recevoir » », a-t-il ajouté.
Au-delà de ces considérations, le Secrétaire général a rappelé que les Nations Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie travaillaient ensemble sur le terrain, notamment en Haïti, en République centrafricaine, en Guinée, au Niger, à Madagascar, en Mauritanie et aux Comores.
« Et nous allons coopérer de plus près encore dans le domaine des droits de l’homme, grâce à l’accord qu’ont récemment conclu le Secrétaire général de la Francophonie, Monsieur Abdou Diouf, et la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Madame Navi Pillay », a-t-il ajouté.
src : site de l’onu
A écouter, l’entrevue de M. Bernard Cerquiglini lors de l’émission « Le Réveil / Nouveau- Brunswick » animée par Michel Doucet sur les ondes de Radio Canada.

radio-canada
Le Prix du Jeune Écrivain de Langue Française est un prix annuel destiné à récompenser des oeuvres d’imagination inédites, en prose (nouvelles, contes, récits), écrites en langue française par de jeunes auteurs âgés de 15 à 27 ans.
Chaque candidat recevra une fiche de lecture et le recueil des textes primés. Les textes lauréats seront publiés aux Editiions Buchet-Chastel

Le Prix du Jeune Ecrivain de Langue Française (PJEF)
Pour plus d’infos : www.pjef.net
La Caravane des dix mots est un projet d’action culturelle autour de la langue française mené en région Rhône-Alpes depuis 2003 à l’initiative du Théâtre des Asphodèles. Il s’appuie sur le dispositif des dix mots proposé chaque année dans le cadre de la Semaine de la langue française.
Depuis 2005, le projet s’est internationalisé pour donner naissance à d’autres Caravanes dans le monde : 36 projets sont labellisés pour 2010. Leur rencontre donne lieu tous les deux ans au Forum international des Caravanes francophones.

Décidément en retard dans mes lectures, je découvre la tribune de Claude Hagège qui, dans un article du point du 5 août, répond à Frédéric Martel, se pose en pourfendeur du tout-anglais :
Pourquoi diable la France devrait-elle, dès lors, exalter l’anglais, au lieu de développer sa politique de soutien du français, maintenant imitée ailleurs ? Où l’auteur voit-il, aujourd’hui, le culte de la distinction et d’une langue châtiée, argument ringard fondé sur des faits d’il y a plus de deux cents ans ? Ne fréquente-t-il que quelques puristes réactionnaires ? N’entend-il pas le verlan des lycéens, ignore-t-il la diffusion de la langue des cités dans bien des milieux sociaux et, surtout, ce qui est essentiel : sa transmission par les anciens adolescents devenus parents ? Leurs innovations lexicales dans leurs blogs ou leurs SMS les mettent à l’avant-garde de la créativité qui façonne la langue. Et les romans émaillés de tournures du wolof, du kikongo ou d’un des dialectes de l’arabe ? Et les auteurs qui ne viennent pas des fécondes tropiques, mais dont la prose est nourrie des parlers quotidiens ? Du sort des langues régionales, d’autre part, il a une vue tout aussi ringarde : même si bien des progrès restent à faire, elles sont aujourd’hui au moins reconnues, depuis leur introduction dans l’enseignement par une loi de 1951. La France n’a pas » peur « de la mondialisation ; au contraire, elle en cultive le mythe et n’en décèle pas encore les motivations de pur profit pour les plus puissants et d’appauvrissement croissant des plus pauvres. Quant à l’anglais, canal de l’argent roi, une brève visite montrerait à l’auteur qu’il est omniprésent dans les universités, tout comme dans la quasi-totalité des domaines de la vie quotidienne. Et si le français n’est pas mort au Québec (îlot de 6,5 millions de francophones immergés parmi 265 millions d’anglophones – Etats-Unis et Canada), c’est parce que la fameuse loi 101 l’y a déclaré langue officielle unique.
La francophonie serait » arrogante « ou » paternaliste et néocolonialiste « ? Vertueuse et comique rengaine ! Les amis de l’auteur devraient lui offrir un rapport sur l’action des chefs d’Etat qui, à peine leur pays indépendant, décidèrent en dehors de la France, au début des années 60, de promouvoir ce qu’ils trouvaient le moins mauvais : le français. C’est ce que font aujourd’hui 70 pays et régions, sur les cinq continents.
Le cinéma, enfin : depuis janvier, en France, 37 % de films français et 60 % de films américains dans les salles. Ce bon tiers ne résulte pas d’un gentleman’s agreement, mais de négociations acharnées entre ceux qui prônent l’ouverture totale des marchés et ceux, de plus en plus nombreux dans le monde, qui, avec les cinéastes français, maintiennent que les films ne sont pas des marchandises comme les autres. On a le droit de souhaiter qu’il n’y ait plus de films français en France. On peut vouloir aussi, tout en appréciant les quelques bons films américains, défendre la diversité.
Un grand libraire de Beyrouth me disait : » Si les Français négligent le français, nous, et bien d’autres dans le monde, serons toujours là pour le défendre. « J’ai entendu, d’autre part, des Américains influents mentionner avec un mépris amusé les Frenchies qui s’agitent pour prôner l’anglais : alliés zélés mais inutiles. Ne serait-il pas temps pour ceux-là de passer aux combats utiles ?
* Claude Hagège est professeur honoraire au Collège de France. Il a publié notamment un » Dictionnaire amoureux des langues » (Plon, 2009).
Le ciel de Paris sera illuminé par les couleurs de la Francophonie le 14 juillet avec un feu d’artifice exceptionnel organisé par la Ville de Paris et réalisé par les Couturier Père et fils. Couleurs mais aussi musiques des cinq continents pour célébrer les 40 ans de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Src : pariSecret
Canal Académie
Le linguiste Bernard Cerquiglini, célèbre dans le monde entier comme « Le professeur », retrace sur le site canalacademie.com son parcours en dialogue avec le lexicologue Jean Pruvost : recherches en linguistique, ouvrages grand public, enseignement dans les universités américaines, fonctions officielles en faveur de la langue française et de la francophonie, bref, voici les convictions et les passions d’un homme qui sait mettre en action son amour de la langue française !
I want your love and I want your revenge
I want your love, I don’t wanna be friends
J’veux ton amour et je veux ta revanche
J’veux ton amour, I don’t wanna be friends
Lady Gaga - Bad Romance
Je découvre sur le site de l’ambassade de France en RDC l’initiative original du poste : « un dico par jour« , concours qui consiste à offrir un dictionnaire LAROUSSE 2009 et 2010 :
Mardi 6 avril, l’Ambassadeur de France en RDC, Pierre JACQUEMOT, et le Directeur général de Zain Congo, Antoine PAMBORO ont procédé au lancement du jeu SMS Question-Réponse « un dico par jour » , à l’occasion d’une cérémonie à la Direction générale de Zain Congo.
Ce jeu SMS, qui a pour objectif de promouvoir l’usage et la maîtrise du français au sein de la population congolaise, est le fruit du partenariat entre l’équipe du projet Sesam (Sésam est le projet de la coopération franco–congolaise qui vise la maîtrise et l’usage du français en RDC) de la coopération française et de Zain Congo.
Le mécanisme du jeu se déroulera de la manière suivante :
Chaque jour Zain publiera une question à choix multiples à travers le numéro 5050.
Un SMS sera diffusé aux abonnés Zain comprenant une définition et demandant aux abonnés de trouver le mot qui correspond.
Les 10 premières personnes qui auront envoyé le plus de SMS avec la bonne réponse recevront chacune un dictionnaire LAROUSSE 2009 et 2010, pendant la période de lancement, le cinquantenaire de l’Indépendance et les fêtes de fin d’année. Le reste de l’année, un seul gagnant par jour recevra le dictionnaire.
Les gagnants recevront un SMS de félicitation dans lequel le lieu du retrait du prix leur sera indiqué.
La remise de prix est prévue chaque mardi au Centre national SESAM à la Halle de la Gombe.

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