Certes, André Gide reconnaît en mars 1914 que « le refus de ce livre [NDB : Du côté de chez Swann] restera la plus grave erreur de la N.R.F., et (car j’ai honte d’en être beaucoup responsable) l’un des regrets, des remords les plus cuisants de ma vie »
Marcel Proust – Du côté de chez Swann
Le soir, le Président [NDB : Jacques Chirac] appelle Dominique de Villepin : « les Allemands ne veulent pas toucher aux institutions, ils sont complètement braqués, et pareil pour les Autrichiens. Il n’y a absolument rien à faire. D’ailleurs, je vous l’avais dit. C’est un sujet qui n’intéresse personne, et il est complètement fermé. En revanche il faut des propositions fortes dans le domaine des projets européens. Quand est-ce qu’on peut se voir là-dessus ? Quand est-ce que vous faites votre strip-tease ? – Mon jogging, monsieur le Président ? – Oui, votre jogging. »
Bruno Le Maire – Des hommes d’État
Mardi 15 mars [NDB : 2005] – Paris – Place Beauvau
(…)
S’il y a une chose dont je [NDB : Jacques Chirac] suis sûr, c’est que jamais je ne nommerai Nicolas Sarkozy Premier ministre.
Bruno Le Maire – Des hommes d’État
Mais Heydrich n’a aucun doute sur le fait que Bousquet est l’homme de la situation. A l’issue de son séjour en France, il dit : « La seule personnalité qui possède à la fois jeunesse, intelligence et autorité, c’est Bousquet. Sur des hommes comme lui, nous pourrons réparer l’Europe de demain, une Europe très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. »
En ce mois de mai 1942, les tueries des Einsatzgruppen ont été définitivement jugées trop éprouvantes pour les soldats qui y participent. Elles sont progressivement abandonnées au profit des chambres à gaz mobiles. Ce nouveau système est à la fois simple et ingénieux : il s’agit de faire grimper les Juifs dans un camion dont on a retourné le pot d’échappement vers l’intérieur, et d’asphyxier les victimes au monoxyde de carbone. L’avantage est double : on peut ainsi tuer plus de Juifs d’un coup, sans trop éprouver les nerfs des exécuteurs. Il y a aussi une curiosité jugée amusante par les responsables : les corps deviennent tous roses. Le seule inconvénient est que les hommes en train de s’étouffer ont tendance à déféquer, et qu’il faut nettoyer les excréments qui jonchent le sol du camion après chaque gazage.
28 septembre 1938, trois jours avant les accords. Le monde retient son souffle. Hitler est plus menaçant que jamais. Les Tchèques savent que s’ils abandonnent aux Allemand la barrière naturelle que constitue la région des Sudètes, ils sont morts. Chamberlain déclare : « N’est-il pas effroyable, fantastique, inouï, que nous soyons en train de creuser des abris à cause d’une querelle surgie dans un pays lointain, entre des gens dont nous ne connaissons rien ? »
Depuis des années, Heydrich commande de nombreuses études sur la question juive à ses chefs de département. Et il il reçoit ce genre de réponse :
« Il convient de priver les Juifs de leurs moyens de vivre – et pas seulement dans la sphère économique. L’Allemagne doit être un pays sans avenir pour eux. Seule la vieille génération doit être autorisée à mourir ici en paix, mais pas les jeunes, en sorte que subsiste l’incitation à émigrer. Quant aux aux moyens, l’antisémitisme bagarreur doit être rejeté. On ne combat pas les rats avec un revolver, mais avec du poison et des gaz. »
Métaphore, fantasme, inconscient qui affleure, en tous les cas, on sent que ce chef de service a déjà une idée derrière la tête. Le rapport date de mai 1934 : un visionnaire !
En 1986, cependant, François Mitterrand répondit à propos de cette damnée Francisque : « Je me suis trouvé titulaire de la Francisque comme bien d’autres membres importants de la Résistance, par exemple mon ami le futur maréchal de Lattre de Tassigny. Lorsqu’elle m’a été attribuée en 1943, j’étais en Angleterre. Ce fut très pratique à mon retour, un bon alibi.
Heinrich Himmler, Reichsführer-SS, chef de la police allemande, maître d’oeuvre de la « Solution finale », a commencé sa carrière professionnelle comme … éleveur de poulet :
En 1928, le couple investit la dot de « Marga » dans un élevage de poules à Waldtrudering, dans les faubourgs de Munich. Jusqu’à la fin des années 1920, Himmler continue de cultiver sa petite propriété rurale avec son épouse.
Src : http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_Himmler
Or l’irréparable, c’est ceci : « Vous connaissez la police française. Elle a sans doute ses défauts, mais elle a aussi ses qualités. Je suis persuadé que, réorganisée sur des bases nouvelles et énergiquement dirigée, elle est susceptible de rendre les plus grands services. Déjà ,dans de nombreuses affaires, vous avez pu constater son activité et efficacité de son action. Je suis certains qu’elle peut faire davantage encore. » Ainsi René Bousquet plaidait-il la cause de la police française, le 18 juin 1942, dans une lettre eu général Oberg, responsable de l’Office centrale pour la sécurité du Reich, où il se déclarait prêt « à tout mettre en oeuvre pour entreprendre dans un esprit de coopération étroite et loyale la lutte contre le terrorisme, l’anarchie et le communisme ennemis commun de nos deux pays ».

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En 1986, cependant, François Mitterrand répondit à propos de cette damnée Francisque : « Je me suis trouvé titulaire de la Francisque comme bien d’autres membres importants de la Résistance, par exemple mon ami le futur maréchal de Lattre de Tassigny. Lorsqu’elle m’a été attribuée en 1943, j’étais en Angleterre. Ce fut très pratique à mon retour, un bon alibi.
En 1928, le couple investit la dot de « Marga » dans un élevage de poules à Waldtrudering, dans les faubourgs de Munich. Jusqu’à la fin des années 1920, Himmler continue de cultiver sa petite propriété rurale avec son épouse.