Liste des articles de la catégorie ‘Langue française’

Une liseuse sinon rien !

7 février 2010

LiseuseLa mode est aux livres électroniques, parfois appelés liseuses comme le site d’actualités notamment informatique clubic.com en a fait usage récemment.

L’Office québécois de la langue français qui le définit comme un :

petit portable en forme de livre, muni d’un écran de visualisation, qui permet de stocker et de lire les publications en ligne disponibles par téléchargement dans Internet.

donne comme synonyme :

  • livrel
  • livre numérique
  • livre bibliothèque

Du Racine dans le spectable de Franck Dubosc

30 janvier 2010

Je ne murmure point qu’une amitié commune
Se range du parti que flatte la fortune ;
Que l’éclat d’un empire ait pu vous éblouir ;
Qu’aux dépens de ma soeur vous en vouliez jouir ;

Franck Duscoc – Il était une fois (bien évidemment repris de Racine – Britannicus)

Six questions au linguiste Alain Rey

10 janvier 2010

Fond ou fonds ?

17 novembre 2009

Doit-on utiliser l’orthographe fond ou fonds ? De Gaulle, dans ses mémoires, écrivait :

Depuis cinq ans, deux mois et dix-sept jours, nous remontons du fond de l’abîme. En dépit de tous nos malheurs, d’immenses difficultés et de cruelles restrictions, nous avons trouvé le moyen d’accéder à la libération, puis à la victoire.

En revanche, on parle du Fonds monétaire international.

Le site de l’association actions pour promouvoir le français des affaires nous explique :

Les mots « fond » et « fonds » ont en fait à peu près la même étymologie. Le mot italien « fondo », qui a la même origine, peut d’ailleurs s’employer pour traduire ces deux mots. (…)
Le français moderne a spécialisé ces deux graphies.
Le mot « fond » désigne, au sens propre, la partie d’un objet la plus éloignée de l’ouverture ou de la surface et, au sens figuré, ce qu’il y a d’essentiel dans une chose (par opposition à la forme).
Le mot « fonds » est utilisé lorsqu’il y a une idée de possession (terre, capital, ressources).

Qu’as-tu fait, toi que voilà, de ta jeunesse ?

21 septembre 2009

Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Voilà ce que recopiait, patiemment, de poème en poème (NDL : citant Paul Verlaine – Sagesse), un certain Charles de Gaulle, officier de 37 ans considéré comme l’espoir de l’armée (…)

Jean Lacouture – De Gaulle (1. Le Rebelle)

Continuer à ou Continuer de

5 septembre 2009

Faut utiliser « continuer à » ou « continuer de » ? Le TLFi nous indique :

2. [Le compl. d'obj. est un verbe à l'inf. précédé d'une prép.] Continuer à/de. Nous avons commencé à reconstruire la république, vous continuerez de le faire (De Gaulle, Mémoires de guerre, 1959, p. 643) :

(…)

Rem. Ds la docum., continuer à est un peu plus fréq. que continuer de (environ 60 % contre 40 %).

Le Grévisse précise :

On a le choix, mais DE est plus fréquent dans la langue écrite, même non littéraire.

Les apports à la langue française

24 août 2009

La langue française s’est enrichie tout au long de l’histoire. On peut distinguer plusieurs périodes et leurs principaux apports :
- Au Moyen Age,  deux grands événements viennent influer sur la langue : les croisades et les traductions latines. Les croisades font des emprunts à la langue arabe de termes techniques, dans le domaine de la médecine, de la chimie, des mathématiques et de l’astronomie : zéro, chiffre, alcool ou encore épinard, estragon, qui étaient des plantes utilisées en médecine. La traduction latine à la fin du Moyen Age nous enrichit de auscultare qui a donné ausculter, fabrica fabrique, singularem singulier, fragilis fragile …
- Le XVIe siècle est marqué par une forte influence italienne. Cavalerie, mascarade, carnaval … – et par le biais des conquêtes espagnoles – cacao rapporté du Mexique – ou encore portugaises – ouragan, tornade des Antilles.
- Le XVIIe est soumis à une fièvre épurative. On signale tout de même un influence importante avec des emprunts au vocabulaire espagnol.
- Le XVIIIe marque le début de l’ouverture vers les Anglo-Saxons. Les emprunts portent essentiellement sur des termes spécifiques à leur mode de vie. La fin de ce siècle sera marquée par l’arrivée de mots politiques, retombée de la Révolution Française. Depuis, c’est essentiellement chez nos voisins anglais et américains que nous allons puiser notre inspiration.

Pascale Certa – le français d’aujourd’hui, une langue qui bouge

Une dation

23 août 2009

Sur l’article du monde nous apprenant la fermeture du musée Picasso à partir de ce soir et pour une durée de deux ans, la provenance des pièces du musée a retenu mon attention :

Ouvert en 1985, le musée national est né, après le décès du peintre en 1973, grâce à la dation d’une partie de la collection personnelle de Picasso par ses héritiers. Il s’est enrichi depuis avec d’autres dations, dont celle de Jacqueline Picasso. Le musée reçoit 500 000 visiteurs par an, dont 65 % d’étrangers. Anne Baldassari, sa directrice, voudrait accroître la fréquentation annuelle à 800 000 visiteurs, voire un million.

La dation dites-vous ? L’inévitable TLFi nous en donne la définition :
DATION, subst. fém.

DR. Action de donner.
A.− Action de désigner quelqu’un par décision judiciaire ou par disposition testamentaire.

Cet acte juridique permet bien souvent aux héritiers de s’acquitter des droits de succession et de favoriser la conservation du patrimoine national. Ainsi de nombreuses oeuvres ont ainsi rejoint les musées, archives ou bibliothèques  : l’origine du monde de Courbet, des manuscrits de Montesquieu, Jules Verne, Marcel Proust, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, …

Pour plus d’informations, l’article du ministère de la Culture.

Des mots anglicisés puis refrancisés !

18 août 2009

Si l’on prend un dictionnaire de 35000 morts, c’est-à-dire un lexique de termes connus de tous, on constate qu’environ 13% sont d’origine étrangère, dont un quart seulement d’origine anglaise (environ 3% du total). Ce qui est peu au regard de l’incroyable vocabulaire que nous avons donné à la langue anglaise au Moyen Age : 50 à 60% de leurs mots viennent du français !

Bon nombre d’anglicismes que nous trouvons aujourd’hui dans notre vocabulaire ne sont en fiat que des termes qui nous avaient été empruntées il y a quelques siècles.
(…)
Certains ont changé de forme, d’autres de sens, ce qui est normal après tant d’année d’exil. Cash est l’évolution du mot « caisse ». Interview vient de « entrevue », le sens du mot ayant évolué puisque l’interview est destinée à un public, alors que l’entrevue est plus générale, il s’agit de tous types d’entretiens. Rosbif vient du verbe « rôtir », rostir en ancien français. Computer a pour origine le verbe « compter ». Quant à test, il est directement emprunté à l’ancien français « test » qui désignait un pot servant à l’essai de l’or.

Pascale Certa – le français d’aujourd’hui, une langue qui bouge

Le gaulois

17 août 2009

Italien, espagnol, portugais et français partagent la même origine : le latin.

Et pourtant :

Selon des témoignages, dans certaines régions montagneuses au Ve siècle et même plus tard, on parlait toujours gaulois. Il est logique que cette langue ait laissé des traces encore visibles aujourd’hui.

Pascale Certa – le français d’aujourd’hui, une langue qui bouge