Résultat du concours Francomot lancé à l’initiative d’Alain Joyandet, secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie :

A la recherche du mot francophone le plus juste, «Francomot» aura mobilisé des centaines de jeunes venant d’Universités et de grandes écoles en tous domaines qui se sont pris au jeu.

Face à eux, 5 anglicismes parmi les plus courus actuellement alors même que la commission nationale de terminologie et de néologie en a donné des versions légales … malheureusement peu entrées dans le langage courant.

(…)
- Le 1er mot proposé était « tuning », traduit par la commission de terminologie par les mots « personnalisation » ou « accord ».

Mais le jury a retenu un mot inventé par un jeune étudiant en journalisme de Lyon : Monsieur Charles Fontaine pour le mot « bolidage ».

- le 2ème mot proposé était « chat » traduit par la commission de terminologie par le mot dialogue.

Pour leur part, les candidats ont inventé les mots « claverbiage », « convel – abréviation de conversation électronique » « cybercommérage », « papotage », « toilogue ».

Le jury a été partagé et a retenu deux mots ex aequo, de deux lauréats bordelais : MM. Bilal Benrhayem, étudiant de Master en Management à Sup de Co Bordeaux et Léopold Stéfanini de Sciences Po Bordeaux.
Les mots retenus sont «éblabla » et « tchatche »
.

- le 3ème mot proposé était « Buzz » traduit par la Commission de terminologie par le mot, « bourdonnement ».

Les candidats ont évoqué les mots « actuphène, bruip, cancan, écho, échoweb, foin, ibang, potins ou réseaunance ».
Le jury a beaucoup aimé le mot « barouf » mais a finalement retenu le mot « ramdam » choisi par Elodie Dufour-Merle de l’université d’Aix-Marseille.

- Le 4ème mot proposé était « newsletter » traduit par la Commission de terminologie par « lettre d’information » ; Les candidats ont inventé des mots comme « niouzlettre », « plinfo », « inforiel », « jourriel » ou « journiel ».

Le jury a été plus sage et a retenu le mot « infolettre » d’Abdrahamane Coulibaly, étudiant en Master d’études européennes à l’université de Cergy.

- enfin le 5ème mot proposé était « talk » traduit par la Commission de terminologie par le mot « émission-débat ».

Les mots causerie, parlage, parlotte, discut’, échapar, débadidé, débatel, débafusion ont retenu l’attention du jury.

Src : blogue d’Alain Joyandet

Lauréat du concours Francomot

Lauréat du concours Francomot


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3 Responses to Résultat du concours Francomot

  1. OrangeOrange dit :

    Lequel de ces mots francisés adopterez-vous le plus facilement ?
    http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/618

  2. [...] à jouer avec la langue de Molière et notamment clubic.com : alors que le résultat du concours Francomot venait de publier ses résultats, le site d’informations, dans un article consacré à sa [...]

  3. decoster dit :

    Pour les quatre derniers mots, passe encore, bien que les québécois utilise clavarder pour tchat et que cela me parait mieux…

    Mais alors le premier mot : tuning….à croire que pour tout le monde, tuning ne s’applique qu’au voitures. Il y a de nombreux « fans » (pardon pour l’anglicisme, tiens on aurait pu commencer par celui là !) de tuning de PC. Et alors dans ce cas autodéco, automotif, autostyle, persauto et surtout bolidage…?????!!!!! Je suis perplexe.

    Une bonne idée de trouver des mots de remplacement mais il faut le faire très très vite avant que le mot ne s’installe et surtout, écouter plutôt les gens dans la rue que faire des commissions ou des concours à délires.

    Ceci dit on veut toujours tout traduire (j’en sais quelque chose, ma femme est traductrice) même quand c’est stupide, surtout dans le domaine technique. Il ne viendrait à l’idée d’aucun technicien de dire DEL à la place de LED (d’ailleurs le correcteur orthographique ne bronche pas sur LED mais sur DEL !) et dans certain métiers comme les métiers du son, on dira toujours un fader et pas un « potentiomètre linéaire » (plutôt long, non ?) ou OUTPUT et INPUT tout simplement parce que les repères gravés sur les appareils électroniques ne sont pas traduits malgré toutes les lois possibles (et heureusement car quand on va bosser sur des tournées à l’étranger on s’y retrouve).

    Nous sommes malheureusement à une époque où les ingénieurs et chercheurs français rédigent [ou au moins essaye ;-) ] en une mixture supposée être de l’anglais, qui sera ensuite retraduit vers une autre langue (et parfois même le français, un comble, surtout quand il est impossible d’obtenir l’original en français pourtant rédigé par un français), on aboutit à un truc imbuvable, illisible et incompréhensible pour lequel le traducteur est obligé de mettre de nombreuses NDT (note du traducteur) pour expliquer qu’il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Alors quand on me parle du rayonnement de la langue française…

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