- Ne jugez pas sévèrement notre buffet, dit-il à Georges. Le 14 juillet n’est pas en cela notre « jour de gloire ». Que voulez-vous que j’y fasse ? Il nous vient deux mille personnes, dont beaucoup se préparent à cette visite par plusieurs jours de jeûne et d’abstinence. Aussi le buffet les attend-il de pied ferme : grenadine, cerisette, petits fors légers, sandwiches de salade – presque un buffet Capodistria. Mais pour nous et nos amis, il y aura, dans mon bureau, des assiettes plus honorables et des bouteilles plus capiteuses.

Lu dans Les ambassades – Roger Peyrefitte (p. 70)

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